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Producteur d'archives

Mandel, Georges (1885-1944)

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Description

Forme autorisée du nom
Mandel, Georges (1885-1944)
Autres formes du nom
Rothschild, Louis de 5 juin 1885 à 7 juillet 1944
Type de producteur
Personne
Identifiant de l'entité
ISNI 0000 0000 2912 7209
Dates d'existence
5 juin 1885 - 7 juillet 1944
Histoire

Originaire d'une famille juive d’Alsace ayant choisi de rester française après l’annexion consécutive à la défaite de 1870, Louis Georges Rothschild (1885-1944) prend le nom de sa mère et se fait appeler Georges Mandel. Il s’engage très jeune en faveur d'Alfred Dreyfus et se lance dans le journalisme. Il entre à 21 ans à L'Aurore, le journal de Georges Clemenceau qui a fait paraître l’article J'accuse d’Émile Zola.

Après avoir été membre des cabinets de Sarraut à l’Intérieur, puis de Clemenceau à la présidence du Conseil, il devient, en 1917, chef de cabinet de Clemenceau, président du Conseil et par délégation officieuse, règne en maître sur la politique intérieure. Dans l’arrondissement de Lesparre-Médoc (Gironde), il est élu député en 1919 et également maire de Soulac-sur-Mer. Isolé politiquement, à la Chambre des députés il fait partie des non-inscrits ou du groupe des Indépendants. Il perd son mandat en 1924 face au Cartel des gauches, mais, après ce premier déboire, il est réélu continûment aux élections de 1928, de 1932 et de 1936 jusqu’à 1940.

En 1934 Mandel est nommé ministre des Postes et Télécommunications du cabinet Flandin. Il améliore le rendement de cette administration, s’inquiète avant tout des besoins des usagers, installe rue de Grenelle le premier studio de télévision et développe les émissions de radio. Le Front populaire l’oblige à quitter son ministère. De nouveau ministre dans le troisième cabinet Daladier, il reçoit le portefeuille des Colonies (avril 1938-mai 1940). À ce poste, il développe l’équipement de l’Indochine et favorise l’armée coloniale de conscription. Il constitue le territoire de Mayotte et fait promulguer le « décret Mandel », du 16 janvier 1939, qui régit les relations entre les Églises et l'État dans les colonies où ne s'applique pas la Séparation votée en 1905 et qui s'applique encore aujourd'hui dans la plupart des collectivités d'Outre-Mer.

Au moment de l’invasion allemande, Paul Reynaud le nomme ministre de l’Intérieur afin de frapper les esprits (18 mai 1940). Il est en effet considéré comme un homme fort de la droite et un patriote intransigeant, hostile au nazisme. Il ne peut contrer l'arrivée au pouvoir du maréchal Philippe Pétain, nommé président du Conseil, le 16 juin 1940, et investi des pleins-pouvoirs constituants par l'Assemblée nationale le 10 juillet 1940. Opposé à l’Armistice et au pouvoir autoritaire en voie de constitution, Mandel est arrêté par le gouvernement Pétain le 17 juin 1940, avant d’être libéré avec les excuses du Maréchal et de s’embarquer sur le Massilia le 21 juin avec vingt-cinq autres députés. Fait prisonnier le 8 août 1940 à Casablanca où il tente de former un gouvernement pour l’empire, il est ramené en zone « libre », déféré à la cour de Riom et conduit au château de Chazeron dans le Puy-de-Dôme où se trouvent déjà Paul Reynaud, Édouard Daladier et le général Maurice Gamelin. Tous quatre sont ensuite transférés dans un hôtel de Vals-les-Bains et condamnés à la prison à vie par le tribunal d’exception voulu par le maréchal Pétain, le 7 novembre 1941. Puis ils sont emprisonnés au fort du Portalet, dans les Pyrénées-Atlantiques, sous la garde de gendarmes français. Dès l’occupation de la zone libre en novembre 1942, les Allemands le déportent en Allemagne, d’abord au camp d’Oranienburg-Sachsenhausen près de Berlin, puis à Buchenwald, avec Léon Blum. En représailles à l’attentat contre Philippe Henriot, abattu par des résistants le 28 juin 1944, Mandel est transféré à la prison de la Santé à Paris le 4 juillet 1944, et livré à la milice qui l’assassine de seize balles dans le dos en forêt de Fontainebleau le 7 juillet 1944, quelques semaines avant la Libération de la France. Il repose au cimetière parisien de Passy.

Lieux

Buchenwald
Allemagne

Casablanca
Maroc

Fontainebleau
Fontainebleau (Seine-et-Marne)

Gironde
Gironde (Aquitaine , département)

Riom
Riom (Puy-de-Dôme)

Soulac-sur-Mer
Soulac-sur-Mer (Gironde)

camp d'Oranienburg-Sachsenhausen
Allemagne

château de Chazeron
Puy-de-Dôme (Auvergne , département)

fort de Portalet
Pyrénées-Atlantiques (Aquitaine , département)

Activités

député

ministre de 1938 à 1940
ministre des colonies

ministre de 1934 à 1936
ministre des PTT

Sources de la notice

Notice BnF : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb12156891f

Notice Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Mandel

Archives nationales : fonds Georges Mandel (544AP)

Liens entre producteurs


Les dates affichées sont celles de la relation entre les producteurs.
Mandel, Georges (1885-1944)

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Notice Wikipédia
07/06/1885 - 07/07/1944 Georges Mandel : https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Mandel
Lien vers notice wikipédia
Notice de la bibliothèque nationale de France
07/06/1885 - 07/07/1944 Mandel, Georges : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb12156891f
Lien vers notice autorité BnF

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