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Rebérioux, Madeleine (1920-2005)

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Description

Forme autorisée du nom
Rebérioux, Madeleine (1920-2005)
Autres formes du nom
Amoudruz, Madeleine (1920-2005)
Type de producteur
Personne
Identifiant de l'entité
ISNI 0000 0001 2095 7959
Dates d'existence
8 septembre 1920 - 7 février 2005
Histoire

Madeleine Amoudruz est née à Chambéry (Savoie) le 8 septembre 1920 ; d’éducation laïque par sa famille, elle épouse, en 1946, le résistant communiste Jean Rebérioux (1903-1992), l’un des fondateurs, en 1949, du Mouvement contre le racisme, pour l’amitié et la paix (M.R.A.P.). C’est sous le nom de son mari que Madeleine sera désormais connue. Lauréate du concours général d’histoire en juillet 1937, puis sévrienne sous l’Occupation, elle obtient l’agrégation d’histoire en 1945. Docteur en sciences sociales avec sa thèse sur Jaurès, la SFIO et la société française au tournant du siècle, elle enseigne quinze ans dans le secondaire avant de professer à l’université expérimentale de Paris VIII Vincennes, devenue l’université de Saint-Denis, et, à partir de 1978, à l’École des hautes études en sciences sociales (E.H.E.S.S.).

Grande militante, elle adhère aux principales luttes politiques et sociales de la gauche républicaine de l’après guerre. Conseillère municipale de Mulhouse (Haut-Rhin) de 1948 à 1950, membre du parti communiste français jusqu’à son exclusion en 1969, elle soutient l’indépendance de l’Algérie et rejoint le comité Maurice Audin, en 1958, afin de dénoncer l’usage de la torture. Elle dirige aussi le collectif universitaire intersyndical contre la guerre du Vietnam de 1965 à 1969, puis le Front Solidarité Indochine de 1971 à 1975. Elle est à la tête de la revue Le mouvement social, de 1971 à 1982. Signe de son engagement humaniste, elle entre à la Ligue des Droits de l’Homme (L.D.H.) en 1964, qu’elle préside de 1991 à 1995 ; elle assure la préparation du centenaire de la Ligue en 1998. La direction de la L.D.H. lui permet de mettre en avant des causes qui lui sont chères, notamment la « citoyenneté sociale », le féminisme, l’insertion des étrangers, le souvenir de l’affaire Dreyfus.

Madeleine Rebérioux est surtout connue comme universitaire et historienne spécialisée en histoire sociale ; elle contribue à la connaissance de l’œuvre de Jean Jaurès à travers la Société d’étude jaurésienne (S.E.J.) qu’elle préside de 1981 à 2004, et, par la publication, avec Gilles Candar, des œuvres de Jean Jaurès en dix-huit volumes. Parallèlement, elle assume de 1993 à 2000 la présidence du Centre international George Sand et le Romantisme, à La Châtre (Indre). Elle est également : vice-présidente du musée d’Orsay, à Paris, de 1981 à 1987 ; vice-présidente du Cercle Condorcet de Paris ; présidente de l’Association française pour les célébrations nationales, dont le siège se trouve aux Archives nationales, de 1982 à 1986 ; collaboratrice du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français de Jean Maitron ; présidente du comité scientifique du Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne). Elle est l’auteur de nombreux ouvrages, dont : La République radicale ? : 1898-1914 (1975), Les ouvriers du livre et leur fédération (1981), Jaurès : la parole et l’acte (1994).

Madeleine Rebérioux était officier de la Légion d’honneur. Elle est décédée à Paris le 7 février 2005.

Sources de la notice

Archives Nationales, Fonds Madeleine Rebérioux (1885-2004), 647 AP.

Notice d'autorité BnF n° FRBNF11921316

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