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Thierry d'Argenlieu, Georges (1889-1964)

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Description

Forme autorisée du nom
Thierry d'Argenlieu, Georges (1889-1964)
Autres formes du nom

Argenlieu, Georges Thierry d' (1889-1964)

Louis de la Trinité (carme ; 1889-1964)

Thierry d'Argenlieu, amiral (1889-1964)

Type de producteur
Personne
Identifiant
ISNI 0000 0000 8388 5377
Dates d'existence
7 août 1889 - 7 septembre 1964
Histoire

Fils d'un contrôleur général de la marine, Georges Thierry d'Argenlieu (1889-1964) naît le 7 août 1889 à Brest. Après des études au collège Stanislas à Paris, puis au lycée Saint-Charles à Saint-Brieuc, il choisit à son tour la marine et entre à l'École navale à l'âge de 17 ans en octobre 1906. Enseigne de vaisseau de 1ère classe en 1911, il sert à bord du croiseur Du Chayla en 1912 et 1913 avant de participer, lors de la campagne du Maroc, au rétablissement de l'ordre dans la région de Mogador. Décoré de la Légion d'honneur à 24 ans, il est fortement marqué par ces années de formation et par sa rencontre avec Lyautey.

Au début de la guerre de 1914-1918, il se trouve en Méditerranée. Dès 1915, pendant une escale à Malte, il demande son admission dans le Tiers-Ordre franciscain. Promu lieutenant de vaisseau en juillet 1917, il commande en 1918 le patrouilleur La Tourterelle et se distingue dans le sauvetage d'un transport de troupes. La guerre achevée, sa vocation religieuse se confirme et il maintient son désir d'entrer au Carmel. En 1920, après des études de théologie au Collège Saint-Thomas à Rome, Georges Thierry d'Argenlieu entre en religion au couvent d'Avon (Seine-et-Marne) sous le nom de Louis de la Trinité. Il prononce ses vœux en septembre 1921. Il poursuit sa formation théologique par quatre années d'études aux facultés catholiques de Lille où il est sous-prieur. Il est ordonné prêtre à Lille en 1925. Lorsqu'en février 1932, la Province des Carmes de Paris est restaurée, le Père Louis de la Trinité en est nommé Supérieur provincial. Il conserve cette charge jusqu'au seuil de la guerre par renouvellement de son mandat.

En septembre 1939, il est mobilisé comme officier de marine de réserve et rejoint son poste à Cherbourg. Le 10 février 1940, il est promu capitaine de corvette. Le 19 mai, son frère, le général d'Argenlieu est tué à Gouy. Le commandant Thierry d'Argenlieu participe à la défense de l'arsenal de Cherbourg avant d'être fait prisonnier le 19 juin. Trois jours plus tard, il parvient à s'évader du convoi en route vers l'Allemagne et gagne Jersey puis l'Angleterre où il rallie le général de Gaulle le 30 juin. Il est alors nommé, en juillet 1940, capitaine de frégate et chef d'État-major des Forces navales françaises libres. Il part avec le général de Gaulle lors de l'expédition de Dakar. Le 23 septembre 1940, chef d'une délégation de parlementaires face à Dakar hostile, debout dans une vedette et sans armes, le commandant Thierry d'Argenlieu essuie un feu d'armes automatiques et se retire gravement blessé. Soigné pendant six semaines, à Douala, au Cameroun, il dirige ensuite en novembre les opérations navales du Gabon en liaison avec l'action menée à terre par le colonel Leclerc. Membre du Conseil de Défense de l'Empire, il est nommé par le général de Gaulle premier Chancelier de l'Ordre de la Libération le 29 janvier 1941.

Après une mission politique au Canada en mars 1941 au cours de laquelle il présente l'action de la France libre, il est nommé, en juillet, haut-commissaire de France pour le Pacifique avec les pleins pouvoirs civils et militaires ; il a pour mission, en liaison avec les alliés, d'assurer la défense des territoires français du Pacifique. Commissaire national du Comité national français institué en septembre 1941, il est promu en décembre 1941 capitaine de vaisseau. Le 27 mai 1942 le commandant Thierry d'Argenlieu préside au ralliement de Wallis et Futuna à la France libre.

Il participe ensuite à des négociations aux États-Unis et en Afrique du Nord où il accompagne le général de Gaulle lors de la Conférence d'Anfa, avant de devenir commandant des Forces navales en Grande-Bretagne le 19 juillet 1943 avec le grade de contre-amiral. À bord de La Combattante, il conduit le général de Gaulle vers la France le 14 juin 1944 puis l'accompagne ensuite lors de son entrée dans Paris le 25 août alors qu'il vient d'être nommé amiral Nord et chef d'État-major général adjoint de la marine. Promu vice-amiral en décembre 1944, il participe en avril 1945, comme délégué de la France, à la Conférence de San Francisco qui jette les bases d'une nouvelle organisation mondiale.

Nommé haut-commissaire de France et commandant en chef en Indochine le 16 août 1945 par le général de Gaulle, il a pour mission de rétablir l'ordre et la souveraineté française dans les territoires de l'Union indochinoise. Il est promu vice-amiral d'escadre en septembre 1945 et amiral en juin 1946. L'objectif militaire est atteint, mais les tentatives de bâtir des structures nouvelles se heurtent à la volonté politique du gouvernement d'Hô Chi Minh. Le 19 décembre 1946, le Vietminh attaque Hanoi par surprise marquant le début d'une guerre qui va durer huit ans. L'amiral Thierry d'Argenlieu est maintenu à son poste sous les gouvernements Gouin, Bidault, Blum. Mais son action est controversée et le gouvernement Ramadier le remplace le 5 mars 1947 par Emile Bollaert, également compagnon de la Libération.

De retour en France, il est nommé inspecteur général des Forces maritimes et vice-président du Conseil supérieur de la marine avant de faire retraite au couvent des Carmes d'Avon-Fontainebleau. Il reprend, fin 1947, la charge de chancelier de l'Ordre de la Libération qu'il détient depuis 1941.

Vers 1955, des raisons de santé l'obligent à restreindre ses activités et, en 1958, chancelier depuis 17 ans, il se démet de ses fonctions et se retire définitivement au Carmel.

Le Révérend Père Louis de la Trinité, Amiral Thierry d'Argenlieu, meurt à Brest le 7 septembre 1964. Ses obsèques sont célébrées en l'église Saint-Lucien d'Avrechy dans l'Oise où il est inhumé.

Lieux

Avon
Avon (Seine-et-Marne)

Cherbourg
Cherbourg-Octeville (Manche)

Dakar
Dakar (Sénégal)

Maroc
Maroc

Pacifique
Pacifique (océan)

San Francisco
Etats-Unis

Wallis-et-Futuna
Wallis-et-Futuna (pays et territoires d'outre-mer)

Indochine
Indochine française de août 1945 à mars 1947

couvent des Carmes
Lille (Nord) de 1921 à 1932

Activités

résistant
Décoré de l'ordre de la Libération le 29 janvier 1941. Chancelier de l'ordre de la Libération de 1941 à 1958.

prêtre de 1925 à 7 septembre 1964

religieux de 1920 à 7 septembre 1964

officier (armée) de 1910 à 1947
chef d'état-major général adjoint en août 1944, vice-amiral en décembre 1944, amiral en 1946

Sources de la notice

Archives nationales, Fonds amiral Georges Thierry d'Argenlieu (517 AP).

Notice d'autorité BnF n° FRBNF12050704

Notice Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Thierry_d'Argenlieu

Biographie de compagnon de la Libération : http://www.ordredelaliberation.fr/fr/les-compagnons/946/georges-thierry-d-argenlieu

Liens entre producteurs


Les dates affichées sont celles de la relation entre les producteurs.
Thierry d'Argenlieu, Georges (1889-1964)
  • G. Thierry d'Argenlieu, haut-commissaire de France en Indochine, participe à l'instruction des affaires jugées par la cour de justice de l'Indochine

Ce producteur dans des sites extérieurs

Notice Wikipédia
07/08/1889 - 07/09/1964 Georges Thierry d'Argenlieu : https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Thierry_d'Argenlieu
Notice wikipédia
Notice de la bibliothèque nationale de France
07/08/1889 - 07/09/1964 Thierry d'Argenlieu, Georges : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb12050704s
Notice d'autorité BnF
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