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Turgot, Anne-Robert-Jacques (1727-1781)

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Description

Forme autorisée du nom
Turgot, Anne-Robert-Jacques (1727-1781)
Type de producteur
Personne
Identifiant de l'entité
ISNI 0000 0001 2120 8407
Dates d'existence
10 mai 1727 - 18 mars 1781
Histoire

Anne Robert Jacques Turgot (1727-1781), baron de l'Aulne, naît à Paris le 10 mai 1727. Il est le plus jeune fils de Michel Étienne Turgot, prévôt des marchands de Paris, et de Madeleine Françoise Martineau de Brétignolles, issue d’une ancienne famille normande. Destiné à devenir ecclésiastique, il est admis en 1749 à la Sorbonne et se fait appeler alors abbé de Brucourt. Le premier signe de son intérêt pour l’économie est une lettre de 1749 sur le billet de banque, écrit à son camarade l’abbé de Cicé, et réfutant la défense par l’abbé Terrasson du système de Law. Il se passionne également pour la linguistique, les mathématiques et la poésie et tente d’introduire dans la poétique française les règles de la prosodie latine. Sa traduction du quatrième livre de l' Énéide est très remarquée par Voltaire.

En 1750, il décide de ne pas entrer dans les ordres et se tourne vers la magistrature. En 1752, il devient substitut puis conseiller au Parlement de Paris. Il achète en 1753 la charge de maître des requêtes. En 1754, il fait partie de la chambre royale qui siège pendant l'exil du Parlement. En 1755 et 1756, il accompagne Gournay, alors intendant de commerce, dans ses tournées d’inspection dans les provinces, et en 1760, pendant qu’il voyage dans l’est de la France et en Suisse, il rend visite à Voltaire, avec qui il se lie d’amitié. À Paris, il fréquente les salons, en particulier ceux de Françoise de Graffigny. C’est pendant cette période qu’il rencontre les théoriciens physiocrates, Quesnay et Gournay, et avec eux Dupont de Nemours, l’abbé Morellet et d’autres économistes. Il participe à l 'Encyclopédie entre 1755 et 1756.

Nommé intendant de la généralité de Limoges en 1761 jusqu'en 1774, il obtient des résultats remarquables dans une des régions les plus pauvres de France en diminuant les impôts, en développant le réseau routier, en remplaçant la corvée par une taxe sur tous les propriétaires et en organisant des ateliers et des bureaux de charité.

Il devient célèbre tant pour son administration que pour ses écrits, à une époque où l'opinion commence à s'intéresser à l'économie politique : après les Réflexions sur la formation et la distribution des richesses en 1766, son principal ouvrage, il écrit un Mémoire sur les prêts à intérêt en 1769 et des Lettres sur la liberté du commerce de grains en 1770. Son programme économique se fonde principalement sur la mise en place d'une complète liberté de circulation des marchandises.

Peu après l'avénement de Louis XVI et grâce à l'influence de Maurepas, Turgot est appelé au secrétariat d'État à la Marine (20 juillet 1774), puis au contrôle général des finances (20 août 1774). Le programme de Turgot comporte, outre de strictes économies, une simplification de la fiscalité par la création d'un impôt unique territorial et des mesures qui doivent permettre la relance de l'agriculture et de l'industrie : liberté du commerce des grains ; abolition des maîtrises et des jurandes. Le 13 septembre 1774 paraît l'édit sur la liberté du commerce des grains, mais certains marchands qui monopolisent les grains profitent de la mauvaise récolte pour rendre l'édit responsable de la famine et soulever les populations. Turgot sort vainqueur de cette "guerre des Farines" (printemps 1775). En janvier 1776, il présente au Conseil du Roi ses Six Édits, portant notamment sur la suppression des corvées, des maîtrises et des jurandes et sur l'établissement d'une contribution unique sur les biens nobles et roturiers. Le Parlement résiste et l'enregistrement n'a lieu que par lit de justice le 12 mars 1776. Les nobles, les corporations mais aussi les banquiers, dont le porte-parole est Necker, se dressent contre Turgot et ses réformes.

Louis XVI n'a pas le courage, face à l'opposition de sa cour, de soutenir son ministre. Également opposé à la politique de Vergennes qui conduit à la guerre contre l'Angleterre, Turgot est forcé de démissionner le 12 mai 1776. Il quitte la vie politique et revient à ses études.

En 1778 il publie son Mémoire sur les municipalités dans lequel il propose la formation d'assemblées municipales, provinciales et nationales, élues par les propriétaires, sans distinction d'ordre, n'ayant qu'un rôle consultatif, mais destinées à exprimer au roi les vœux de la nation, et à répartir l'impôt.

A. R. J. Turgot meurt le 18 mars 1781 à Paris. Son tombeau est situé auprès de celui de son père dans la chapelle de l'hospice des Incurables (ancien hôpital Laennec) à Paris.

Activités

contrôleur général des finances (Ancien Régime) de 20 août 1774 à 12 mai 1776

intendant (Ancien Régime) de 1761 à 1774
Intendant de la généralité de Limoges

maître des requêtes (Ancien Régime) de 1753 à 18 mars 1781

conseiller au parlement de 1752 à 1753
conseiller au Parlement de Paris

Sources de la notice

Dictionnaire encyclopédiue d'histoire, Mourre, Bordas, Paris, 1978

Dictionnaire de l'Ancien Régime, sous la direction de Lucien Bely, PUF, Paris, 1996

Identifiant ARK de la notice BnF : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb119272595

Notice Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Robert_Jacques_Turgot

Liens entre producteurs


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Prédécesseur
  • Marius-Jean-Baptiste-Nicolas d'Aine succède à Turgot à la tête de l'intendance du Limousin.
Turgot, Anne-Robert-Jacques (1727-1781)

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