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Amicale de Mauthausen (France ; 1945-....)

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Description

Forme autorisée du nom
Amicale de Mauthausen (France ; 1945-....)
Autres formes du nom

Amicale nationale des déportés et familles de disparus de Mauthausen et ses kommandos (France) de 1999 à 13 novembre 2010

Amicale des déportés politiques de Mauthausen (France) de 16 mai 1945 à 1999

Amicale nationale de Mauthausen et ses kommandos - déportés, familles et amis (France) de 13 novembre 2010 à aujourd'hui

Type de producteur
Collectivité
Identifiant de l'entité
ISNI 0000 0001 2324 0478
Dates d'existence
16 mai 1945 - aujourd'hui
Histoire

L'amicale de Mauthausen a été créée en 1945 par les rescapés français du camp de Mauthausen et de ses Kommandos pour « garder le souvenir de la solidarité internationale du camp » (comme l'affirme le serment de Mauthausen prononcé le 16 mai 1945 par le responsable du Comité international de Mauthausen, Emile Valley), assister les familles des disparus et œuvrer en faveur d'un statut de déporté.

Créé au lendemain de l' Anschluss, le camp de concentration de Mauthausen a le sinistre privilège d'avoir été l'un des camps les plus durs et les plus meurtriers du système concentrationnaire nazi. Implanté au nord du bourg de Mauthausen situé sur la rive gauche du Danube à environ vingt-cinq kilomètres en aval de la ville de Linz (Autriche), il résulte à la fois des projets économiques élaborés par la SS et de l'extension de la répression à l'ensemble du Grand Reich. Le choix du site de Mauthausen fut en effet guidé par la proximité immédiate des carrières du Wiener Graben dont le granit était réputé depuis le XVIIIe siècle pour sa qualité et sa dureté. Un premier transport de trois cents détenus, formé essentiellement de criminels de droit commun d'origine autrichienne, fut ainsi expédié à Mauthausen le 8 août 1938. Ils provenaient tous du camp de concentration de Dachau dont Mauthausen constituait finalement une simple annexe. Cette sujétion de Mauthausen à Dachau fut cependant très vite abandonnée. Dès le 18 octobre 1938, une nouvelle série de numéros matricules fut ouverte spécifiquement pour Mauthausen qui devenait ainsi un camp de concentration à part entière. A la fin de cette même année, le camp de concentration de Mauthausen comptait un millier de détenus composés essentiellement de criminels de droit commun et d'asociaux d'origine allemande ou autrichienne. La fermeture provisoire du camp de concentration de Dachau lui permit à l'automne 1939 de connaître un premier essor important avec l'arrivée de plusieurs centaines de détenus. Cet accroissement rapide de la population concentrationnaire s'accompagna d'un envol brutal de la mortalité durant l'hiver 1939-1940. En 1940, la population du camp de concentration de Mauthausen se diversifia avec l'arrivée des premiers convois de Polonais et d'Espagnols. Cette augmentation démographique, accompagnée des prétentions économiques de la Deutsche Erd-und Steinwerke qui exploitait déjà la carrière du Wiener Graben, incitèrent les autorités SS à ouvrir, au printemps 1940, un camp annexe pour Mauthausen : Gusen était créé. Le travail forcé y constituait, comme à Mauthausen, le quotidien des détenus de même que l'extermination en était le seul horizon. Le camp de concentration de Mauthausen avait en effet été classé par l'ordonnance du 28 août 1940 comme camp de concentration de catégorie III destiné aux détenus politiques, aux criminels et aux asociaux considérés tous comme irrïécupérables. Et de fait, le taux de mortalité à Mauthausen comme à Gusen atteignit très rapidement l'effroyable pourcentage des 50 %. Dès l'été 1941, les autorités SS commencèrent à recourir aux assassinats par gaz utilisant à cet effet le centre d'euthanasie d'Hartheim tandis que le camp central de Mauthausen se dotait d'un Krematorium destiné à assurer l'incinération des cadavres. En parallèle, l'exploitation économique de la population concentrationnaire se poursuivait dans des conditions atroces, avec des projets et des exigences toujours plus affirmées. Cette importance économique donnée aux camps de concentration provoqua dès le mois de juin 1941 la création d'un véritable réseau concentrationnaire autour du camp central de Mauthausen composé, à l'issue de la guerre, d'une trentaine de camps annexes. Deux cent mille déportés, provenant de toute l'Europe occupée, passèrent ainsi par le réseau concentrationnaire de Mauthausen parmi lesquels cent vingt mille y laissèrent leur vie. Le camp de concentration de Mauthausen fut le dernier des camps nazis libérés. Le 5 mai 1945, l'armée américaine franchissait la forteresse de granit et découvrait l'immense et l'indicible horreur de Mauthausen.

L'Amicale de Mauthausen compte aujourd'hui plus de deux mille membres qui sont d'anciens déportés, des membres de leurs familles et des membres bienfaiteurs. Depuis 1999, prenant acte d'attentes nouvelles, les déportés ont décidé de pérenniser leur Amicale en élargissant ses activités. Les buts de l'association, tels qu'ils ont été définis dans les nouveaux statuts de 2010 sont "d'honorer la mémoire des déportés assassinés à Mauthausen, dans ses kommandos et au centre d'extermination du château de Hartheim, d'aider à découvrir et châtier leurs bourreaux et leurs complices tant en France qu'à l'étranger, d'aider les déportés et leurs familles,[...] de participer par son expertise à la formation civique de toutes les générations et, en particulier, des jeunes, [...], de collecter le plus grand nombre de témoignages des victimes de la déportation, de veiller sans faillir à la conservation des lieux de mémoire [...], de réfuter et poursuivre les auteurs de thèses négationnnistes, d'agir de toutes ses forces contre l'existence de camps de concentration [...]". Ces activités, nombreuses et extrêmement diversifiées, témoignent de la volonté impérieuse de perpétuer le souvenir des dix mille Français déportés dans ce camp pendant la Seconde Guerre mondiale. A ce titre, l'Amicale organise des voyages de mémoire, participe à des congrès, des symposiums, des expositions, et intervient auprès de nombreux publics, notamment scolaires.

L'Amicale est affiliée au Comité international de Mauthausen.

Statut juridique
association
Fonctions
activité associative
honorer la mémoire des déportés de Mauthausen, aider les déportés et leurs familles, collecter les témoignages, former et informer
Textes de référence
Statuts de l'Amicale adoptés à l'été 1945, modifiés par l'Assemblée générale extraordinaire du 22 mars 1999, puis par l'Assemblée générale extraordinaire du 13 novembre 2010.
Organisation interne
Généalogie

L'Amicale est constituée en association régie par la loi de 1901. Ses statuts actuels sont ceux qui ont été adoptés par l'Assemblée générale extraordinaire du 13 novembre 2010.

Peuvent y adhérer :

  • les titulaires du statut de déporté qui ont séjourné au camp de concentration de Mauthausen ou dans ses Kommandos ou se sont évadés des convois à destination du camp,
  • les membres des familles des anciens déportés de Mauthausen à l'encontre desquels aucun acte de collaboration ne peut être reconnu,
  • des personnes sans lien de parenté avec les déportés, sous la même condition et si ces personnes sont présentées par deux membres de l'Amicale.

L'Amicale accepte également des membres bienfaiteurs.

L'Amicale est administrée par un Conseil d'administration, élu par l'Assemblée générale. Le bureau, élu par le Conseil d'administration, comprend notamment un président, un vice-président, un secrétaire général, un trésorier, des membres responsables de secteurs d'activités.

Sources de la notice

Notice d'autorité BNF : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb11991811t

Sites internet de l'Amicale www.campmauthausen.org et http://www.monument-mauthausen.org

Bulletins de l'Amicale de Mauthausen n°323 (janvier 2011) et n° 342 (octobre 2015)

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