Traitement en cours
Producteur d'archives

Ollivier, Émile (1825-1913)

Haut de page

Description

Forme autorisée du nom
Ollivier, Émile (1825-1913)
Type de producteur
Personne
Identifiant
ISNI 0000 0001 2101 6501
Dates d'existence
2 juillet 1825 - 20 août 1913
Histoire

Né à Marseille le 2 juillet 1825 et orphelin de mère à l'âge de huit ans, Émile Ollivier connaît une enfance difficile en Provence puis à Paris, son père, Démosthène, ardent républicain, manifestant peu de dons pour les affaires commerciales qu'il dirige.

Après ses études de droit, Émile Ollivier s'inscrit au barreau de Paris puis, grâce aux relations paternelles, est nommé, le 27 février 1848, commissaire du gouvernement provisoire de la République pour les départements des Bouches-du-Rhône et du Var. De Marseille, où il a dû faire face aux émeutes de juin, il est muté à la préfecture de la Haute-Marne au début de juillet 1848. Il est révoqué en janvier 1849 après la victoire de Louis-Napoléon Bonaparte aux élections présidentielles.

Émile Ollivier commence alors véritablement sa carrière d'avocat . D'abord farouchement hostile à l'Empire qui a exilé son père, il est élu député républicain de Paris en 1857 puis 1863. Le député de Paris va s'imposer rapidement au Corps législatif par son éloquence et son refus de toute opposition intransigeante, attitude qui le met vite en délicatesse avec ses amis de la gauche républicaine. Se proclamant libéral plus qu'authentique républicain, Ollivier commence à rêver de réconcilier l'Empire avec les libertés publiques et de transformer progressivement le régime en une monarchie constitutionnelle, seul moyen, estime-t-il, d'épargner une nouvelle révolution violente au pays. Dès le début des années 1860 il pratique une opposition ouverte et sa désignation par Morny comme rapporteur de la loi sur les coalitions au printemps 1864 marque sa rupture définitive avec les républicains

Autre tournant, d'ordre professionnel : Émile Ollivier est nommé commissaire du vice-roi d'Égypte auprès de la Compagnie du canal de Suez et cette fonction provoque sa radiation du barreau de Paris en 1865. L'année suivante, il rencontre pour la première fois l'Empereur qui, en 1867, songera sérieusement à l'appeler aux affaires.

Rejeté aux élections de 1869 par les républicains, Ollivier est battu à Paris mais élu dans le Var dont il est déjà conseiller général. La même année commence avec Napoléon III une délicate négociation qui se conclut le 27 décembre, quand l'empereur charge officiellement Ollivier de former un ministère libéral. Ce dernier est constitué le 2 janvier 1870 et, sans autre titre que celui de ministre de la Justice et des Cultes, Émile Ollivier y exerce de fait une très large prépondérance, limitée toutefois par l'autorité du souverain, notamment en matière diplomatique et militaire, ce qui ne sera pas sans conséquences. Le 7 avril 1870, il est élu à l'Académie française, au fauteuil de son cher Lamartine.

Émile Ollivier veut sincèrement la paix, mais il est entraîné par l'affaire de la candidature Hohenzollern et déclare accepter la guerre avec la Prusse « d'un cœur léger » (19 juillet 1870). Cette formule veut seulement dire que son gouvernement a tout fait pour éviter le conflit, mais elle est maladroite et sera inlassablement reprochée à son auteur. Après le départ de l'Empereur pour l'armée, Ollivier doit affronter la double opposition des républicains et des bonapartistes hostiles à l'Empire libéral ; non soutenu par l'impératrice régente, qui ne l'aime pas et ne s'en cache guère, il est rapidement renversé par la coalition des extrêmes (9 août 1870) et part pour un long exil en Italie, à Pollone et Moncallieri (1870-1873). Battu dans le Var aux élections de 1876 et de 1879, sa carrière politique est terminée. Il se consacre dès lors à l'écriture notamment à la rédaction en dix sept volumes d'un ouvrage : Empire libéral,dans lequel il tente de justifier ses actions. IL meurt brusquement à Saint-Gervais le 20 août 1913.

En octobre 1857 à Florence, il a épousé la fille de Liszt et de Marie d'Agoult, Blandine, qui meurt en 1862 après lui avoir donné un fils, Daniel.

Lieux
Marseille (Bouches-du-Rhône)
Var (Provence-Alpes-Côte-d'Azur , département)
Paris (France)
Bouches-du-Rhône (Provence-Alpes-Côte-d'Azur , département)
Haute-Marne (Champagne-Ardenne , département)
Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie)
Activités

avocat

ministre de 2 janvier 1870 à 9 août 1870
Ministre de la Justice et des Cultes

député de 1857 à 1870

Sources de la notice

Notice autorité BnF n° FRBNF12004519

Notice wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Ollivier_%28homme_politique%29

Archives nationales : fonds Émile Ollivier (542AP)

Liens entre producteurs


Les dates affichées sont celles de la relation entre les producteurs.
Ollivier, Émile (1825-1913)

Ce producteur dans des sites extérieurs

Notice Wikipédia
01/01/1825 - 31/12/1913 Émile Ollivier : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Ollivier_%28homme_politique%29
Lien vers notice wikipédia
Notice de la bibliothèque nationale de France
01/01/1825 - 31/12/1913 Ollivier, Émile : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb120045196
Lien vers notice autorité BnF
Télécharger la notice
Permalien