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Montmorency-Logny, Louise Pauline Françoise de Montmorency-Luxembourg (1734-1818 ; princesse de)

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Description

Authorised form of name
Montmorency-Logny, Louise Pauline Françoise de Montmorency-Luxembourg (1734-1818 ; princesse de)
Other forms of the name

Montmorency-Luxembourg, Louise Pauline Françoise de (1734-1818)

Montmorency-Luxembourg, Louise Pauline Françoise de Montmorency-Tingry (1734-1818 ; duchesse de)

Type of creator
Individual
Dates of existence
16 janvier 1734 - 25 août 1818
History

Louise Pauline Françoise de Montmorency-Luxembourg (1734-1818) est née le 16 janvier 1734 à Paris. Fille de Charles-François-Christian, prince de Tingry et de sa première épouse, Anne-Sabine Olivier de Sénozan, marquise de La Rivière, issue d’une famille de banquiers lyonnais, elle est enfant unique, suite au décès de leur premier enfant. Elle perd sa mère, alors qu’elle a sept ans, et grandit seule auprès de son père. Celui-ci ne se remarie qu’en 1752, avec Louise-Madeleine de Fay, mais seulement pour deux ans, cette dernière décédant en 1754. Son troisième mariage avec Eléonore Josèphe Pulchérie des Laurens lui donne enfin un héritier, Anne-Christian, futur prince de Tingry. Au décès de sa mère, Louise est mise sous tutelle par son père pour les biens qui lui viennent de sa famille maternelle et notamment la seigneurie de la Rivière, en Normandie.

En décembre 1751, son père et celui de son futur époux, le duc Anne-François de Montmorency-Luxembourg, recherchent l’approbation du roi pour l’alliance de leurs enfants. Suite à l’accord du roi, le mariage a lieu le 17 février 1752, à la paroisse Saint-Roch de Paris, mais la signature du contrat préalable à l’union s’est déroulée à la fin du mois de janvier, à Versailles, en présence de toute la famille royale. La petite réception qui prolonge la cérémonie religieuse est donnée par la grand-mère de la mariée, Marie-Anne de Grolée de Viriville, comtesse de Sénozan, en remplacement de sa fille disparue, dans son hôtel de la rue de Richelieu. Enfin, le 20 février, la nouvelle duchesse de Montmorency fait son entrée à la cour de Versailles par sa présentation à la reine. Dès novembre 1752, Louise de Montmorency donne naissance à une fille, Anne Françoise Charlotte, la seule qui survivra à sa mère. Mathieu Frédéric naît en 1756 mais meurt cinq ans après. Ce décès laisse le couple sans héritier mâle et c’est donc l’aînée qui héritera des titres, à la mort de son père. Avec sa cadette, elle entre en possession des biens de son grand-père en 1768, biens qui regroupent notamment le duché-pairie de Piney-Luxembourg et le duché héréditaire de Montmorency. Enfin, le dernier enfant du duc et de la duchesse de Montmorency-Luxembourg est une seconde fille Madeleine, qui voit le jour en 1759 mais disparaît en 1775. Or l’année 1761 s’avère funeste pour la duchesse Louise qui, après le décès en mai de son époux, maréchal de camp des armées du roi et engagé dans l’armée du Bas-Rhin, doit supporter celui de son fils unique Mathieu en juin. Elle se retrouve veuve à vingt-sept ans, avec deux filles mineures et un patrimoine important.

Après un deuil de trois ans et la renonciation à l’héritage de son premier époux, elle se remarie le 14 avril 1764 avec Louis-François de Montmorency, prince de Logny. Lui aussi est un militaire, qui après avoir fait partie de la cavalerie allemande, devient colonel de son propre régiment d’infanterie avant de passer brigadier. En 1770, il est nommé maréchal de camp des armées du roi puis gouverneur de La Rochelle de 1774 à 1783. Selon le contrat de mariage, la princesse gère elle-même ses biens fonciers, dont la seigneurie de La Rivière qui lui vient de sa mère. Le prince et la princesse de Montmorency mènent une large politique d’acquisitions, dont la terre de Crécy, achetée au duc de Penthièvre, ce qui leur vaut d’étendre leur patrimoine en seigneuries et terres mais aussi en hôtels parisiens. Au coin de la rue Basse-du-Rempart et de celle de la Chaussée-d’Antin, ils font construire un hôtel en 1769 sur un terrain qu’ils viennent d’acheter. En 1779, ils achètent un nouvel immeuble au duc de Lesparre, rue de Lille. L’hôtel d’Humières prend alors le nom d’hôtel de Montmorency. La fortune des Montmorency-Logny ne réside pas seulement dans des biens immeubles, mais aussi dans diverses participations au capital de grandes entreprises, telles que l’entreprise de l’Yvette ou la plus impressionnante manufacture des Glaces de Saint-Gobain, dans laquelle leur position paraît si dominante que la célèbre Madame Geoffrin préfère les ménager lors d’un conflit interne à l’administration de la manufacture.

En 1791, son second époux décède en la laissant veuve pour la deuxième fois, alors que les mouvements révolutionnaires progressent et que la situation politique défaille. Le 30 mai 1792, la princesse de Montmorency quitte la France, accompagnée de sa fille, pour Bruxelles et les Pays-Bas autrichiens, dans lesquels l’implantation foncière de la famille de son deuxième mari est importante. Les armées révolutionnaires pénètrent dans les Pays-Bas et le 14 novembre 1792, le général Dumouriez entre dans Bruxelles. La princesse de Montmorency s’installe à Bréda, ville hollandaise. Quand c’est au tour des Provinces-Unies d’être la cible des troupes républicaines, Louise de Montmorency parvient à quitter ces territoires, complètement ruinée, pour chercher un asile dans les États allemands. Elle se rend tout d’abord chez le duc Charles-Auguste de Saxe-Weimar, à Wilhelmstahl, puis dans le duché de Brunswick dont les portes sont grandes ouvertes par le duc, signataire malheureux du Manifeste de 1792. Louis XVIII lui-même est hébergé à Blankenburg. En 1795, Louise de Montmorency rencontre la duchesse douairière de Brunswick, Philippe-Charlotte de Prusse, qui la prend en amitié et en fait sa favorite jusqu’à son décès en 1801. Cette amitié quasiment exclusive est l’objet de jalousies de la part des autres émigrés français et de défiance de la part du duc de Brunswick. La princesse de Montmorency quitte la ville de Brunswick, suite aux ordres du roi de Prusse, et s’installe dans la ville thermale de Goslar puis de Peine. Elle est ensuite assignée à résidence au château de Wolfenbüttel en 1799 mais revient à Brunswick en octobre 1800. La duchesse-mère de Brunswick s’éteint le 16 février 1801. Dans le codicille ajouté à son testament le 13 août 1799, elle mentionne la princesse de Montmorency. Celle-ci obtient une rente viagère annuelle de 1500 thalers or. La dernière somme perçue date du mois de juin 1807, date possible de son retour en France. Elle s’installe à Saint-Germain-en-Laye et y décède le 25 août 1818.

Locations

Brunswick
Brunswick (Allemagne)

Bruxelles
Bruxelles (Belgique)

Bréda
Bréda (Pays-Bas)

Goslar
Allemagne

Hôtel de Montmorency
Lille (rue de)

Hôtel de Sénozan
Richelieu (rue de)

Peine
Allemagne

Saint-Germain-en-Laye
Saint-Germain-en-Laye (Yvelines)

Seigneurie de La Rivière
Manche (Basse-Normandie , département)

Versailles
Versailles (Yvelines)

Wilhelmstahl
Allemagne

Wolfenbüttel
Allemagne

Sources of the note

Archives nationales, Correspondance entre Philippe-Charlotte de Prusse, duchesse douairière de Brunswick, et la princesse Louise de Montmorency (AB/XIX/5135).

Vergnette (Constance de), Lettres de Philippe-Charlotte de Prusse, duchesse douairière de Brunswick, à la princesse Louise de Montmorency (1798-1801) : édition et commentaire, thèse de l’École des chartes, 2016.

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